Après huit mois de tournée, 9.420 km parcourus, sept villes visitées et près d'une centaine de participants, Graphispag 2015 a clôturé sa tournée de rencontres sectorielles à Barcelone avec la confirmation que l'industrie graphique affronte 2015 avec de meilleures perspectives et désireuse de se repositionner sur un nouveau marché, qui a connu « un tsunami sectoriel » qui a transformé son modèle d'affaires.
Organisé en collaboration avec l'Association des industries graphiques de Catalogne, ce nouveau débat sectoriel Graphispag a démontré l'énorme attente suscitée par le salon auprès des entrepreneurs graphiques et le besoin impératif de trouver des espaces d'échange d'idées, d'opinions et d'expériences. Au début de l'événement, Aleix Planas, directeur de Graphispag, a présenté l'offre et le contenu de cette prochaine édition, qui se tiendra du 24 au 27 mars.
Le secrétaire général de l'Association des industries graphiques de Catalogne, Ricard Sànchez, a souligné que, pour la première fois en ces années de crise, un plus grand nombre d'entreprises se montraient optimistes quant aux perspectives économiques. Le président émérite de Graphispag, Miquel Heredia, a confirmé ce point, affirmant que le crédit commençait déjà à affluer, mais qu'il était plus facile d'y accéder pour les liquidités que pour les investissements. De son côté, le directeur général d'EGM Laboratoris Color, Enric Galve, s'est dit convaincu que la reprise était amorcée, une légère amélioration des commandes étant déjà perceptible fin 2014.
De son côté, le directeur général de Comart, Ernest Ginjaume, s'est montré optimiste, soulignant que les clients passent désormais des commandes plus petites et plus urgentes, tandis que la consommation de carton des entreprises exportatrices a augmenté. David Castel, directeur de Cartonajes Ribas, a confirmé ce constat et souligné la difficulté de retrouver les marges d'avant la crise. Rafael Pardo, directeur de Samagraf, a également prédit une meilleure année 2015, notamment si les banques apportaient un soutien au crédit et si les imprimeries cessaient de se faire concurrence en baissant les prix. Le directeur de Jacint Orriols a expliqué les bons résultats de son entreprise l'an dernier et l'augmentation des commandes constatées. Javier Cortés, d'Encuadernaciones Bardenas, a toutefois exprimé son désaccord avec ces signes d'amélioration.
Le secrétaire général de l'association Graphispack, Ignasi Cusí, a évoqué la difficulté de limiter l'activité du secteur des arts graphiques alors que l'impression est déjà un secteur transversal. Paco Mancebo, directeur de Cayfosa, estime quant à lui que la transversalité des arts graphiques et la diversité des spécialités sous-estiment l'importance réelle du secteur. De même, Francesc Giménez, directeur de Plastificados GPM, a souligné la valeur du travail quotidien des entreprises graphiques. Albert Bramona, directeur de Bramona Serveis Gràfics, a encouragé les entrepreneurs graphiques à écouter les nouvelles générations pour anticiper l'avenir et proposer à leurs clients des produits innovants et à valeur ajoutée qui s'affranchissent des négociations fondées uniquement sur le prix.
De même, la Eugènia Àlvarez, consultante chez Podium, a affirmé que les produits imprimés ont un impact plus important lorsqu'ils sont associés à des campagnes sur d'autres canaux, et que le cross-média peut représenter une opportunité de croissance. Óscar Visuña, directeur de la division Grand Format d'Epson Iberia, a détaillé la responsabilité des fournisseurs d'expliquer et de démontrer les applications de la technologie, mais surtout d'accompagner les clients dans le développement de leurs modèles économiques. De même, Encarna Luque, directrice du développement commercial de Roland DG Iberia, a estimé que l'engagement de Graphispag à mettre en avant les applications graphiques peut inspirer des activités complémentaires pour les entreprises de design graphique.
Joan Nogués, vice-président de l'Association des industries graphiques de Catalogne, a défendu le rôle important des salons et a encouragé le public à profiter de Graphispag pour affronter l'avenir. Fermí Estivill, directeur de PrintMakers, a souligné l'impératif d'un changement de mentalité au sein du secteur. Enfin, Ricard Sànchez a décrit le scénario résultant du « tsunami de transformations sectorielles », aggravé par la crise économique.

